Elle a presque le même profil que la France,
vue du Nord au Sud et d'Ouest en Est,
elle ma ville et ses quartiers.
J'y suis né comme mes enfants,
à Bagatelle clinique, service maternité.
Une croix la traverse de deux réseaux,
tramway et ferré,
on la qualifie de résidentielle,
confortable, sans foncier,
elle abrite plus de quarante mille âmes,
dont votre serviteur, votre obligé.
La cité est dite riche, Universitaire,
et en son centre nouveau-né,
des commerces fleurissent, des lieux de vie,
de culture, de convivialité.
Des canisettes au pédibus,
notre cité non fumeuse et fleurie,
est en progrès.
Son seigneur y gouverne,
depuis un ensemble architectural compliqué,
pas très haut, fait de galets ronds atypiques, importés.
Dans cette ruche,
modèle d'exemplarité,
le premier est réservé à la gouvernance,
le plain-pied, aux usagers.
On tente d'y pousser les murs car la place y est comptée,
mais comme son territoire,
elle est cernée de butes et d'espaces arborés.
Aujourd'hui, mais c'est cyclique,
la période est critique,
la place forte est convoitée.
S'ils n'étaient que deux prétendants au titre,
ils se le partageraient,
mais comme partout ailleurs,
nos seigneurs ont des conseillers,
et les places sont chères, le combat est rude,
face aux enjeux, aux rangs espérés.
La bataille a nombre fronts éparpillés,
l'urbanisme, le social, l'économie, la santé
et les joutes méthodiques,
portent sur les déplacements doux, l'emploi,
le logement, le sport, l'immobilier.
Pas de sang versé lors de ces échanges,
parfois des invectives,
mais le calme revient vite,
l'éducation domine, ces gens là sont biens nés.
Civilisés, c'est pour eux parfois un jeu politique
mais au Conseil l'intérêt général domine,
un enjeu pour les administrés,
d'où le vote prochain,
à guichets, fermés.
Il est une salle magnifique dans un château surélevé,
où l'on marie et dont l'accès est libre,
aux citoyens de la contrée.
Récemment restauré, équipé d'informatique,
il abrite en son sein, les cerveaux architectes,
qui feront nos futurs lendemains.
Majorité, opposition, chacun souhaite son bien,
rarement à l'identique, expliquant le débat,
la position, le maintient.
Il y aurait bien plus long à dire,
mais au risque de lasser,
de passer de conteur à partisan politique,
je souhaite donc, à ma belle ville,
le meilleur et pas le pire,
pour les six prochaines années...
« Le Berger »